25/10/2016

Les ponts sur la Sambre

 

Le pont de la Libération

(avant pont de Salzinnes puis pont d'Omalius)

     Un troisième pont sur la Sambre semblait indispensable à cause du développement et la croissance de Salzinnes. La décision de sa construction fut prise en 1872. L'Etat prenait en charge sa construction sur un terrain cédé par la Ville. Ce pont, à trois arches, reposait sur deux piles en pierre et couvrait les deux chemins de halage.

 

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Le pont à trois arches

    Comme les autres ponts namurois, celui-ci paya un lourd tribu à la guerre ! Il subit une première destruction en 1914, dynamité par l'armée belge. L'occupant allemand le remplaça par un pont provisoire durant la durée de la guerre.

     Un nouveau pont vit le jour en 1923 et suite aux besoins de la navigation et à l'augmentation du gabarit des bateaux, les autorités optèrent pour une structure à deux arches.

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La structure a deux arches

    En 1940, l'armée belge dynamita une nouvelle fois ce pont, comme tous les autres, et une fois de plus, un pont provisoire fut jeté par les allemands qui le détruisirent le 4 septembre 1944 quand ils cédèrent Namur aux américains. Un nouveau pont provisoire construit par les américains, un "Bailey bridge", une lourde entreprise qui ne s’est achèvée que le 6 septembre sous le feu sporadique de l’ennemi, 
 lui succéda après la guerre jusqu'à la construction du pont dans sa configuration actuelle. Il prit le nom de pont de la Libération.

     "Bailey bridge" ou "pont Baley": inventé par l’Anglais Donald Bailey, c’est un véritable mécano dont de multiples variantes ont existé (et sont encore utilisées de nos jours), la ‘classe’ indique approximativement le tonnage supporté.

20/10/2016

Les ponts sur la Sambre namuroise

 

 

Le pont de l'Evêché

     Durant des siècles, seuls les gués, avant la canalisation, les passeurs d'eau et un unique pont, le pont de Sambre, ont permis le franchissement de la rivière.

     En 1841, on construisit un premier pont qui fut remplacé par un autre, 25 ans plus tard, en 1866, le pont de Salzinnes. Le tablier métallique plat reposait sur une pile en pierre et d'élégantes rambardes en fer forgé garnissaient ses flancs.

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Le pont de Salzinnes

    En 1872, suite à la construction d'un nouveau pont quelques centaines de mètres en amont, qui prit le nom de pont de Salzinnes, actuellement pont de la Libération, l'ancien pont du même nom devint le pont de l'Evêché, à cause de sa proximité avec l'évêché.

     Le vieillissement ayant entraîné d'importantes déformations dans la structure métallique du pont, il fut démonté en 1939 et remplacé par un pont en béton armé, d'une seule arche pour faciliter la navigation.

     A peine quelques mois après sa construction, il fut dynamité par les militaires belges le 15 mai 1940. Les allemands érigèrent un pont provisoire qu'ils détruisirent eux-mêmes au cours de leur retraite.

     En 1948, une nouvelle reconstruction, à l'identique avec le pont de 1939, donnera aux namurois le pont tel qu'on peut encore le voir aujourd'hui.

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Le pont de l'Evêché aujourd'hui

 

15/10/2016

Les ponts sur la Sambre namuroise

 

Le pont de Sambre

 

      Les documents  iconographiques attestent de l'existence du pont de Sambre dès le 14è siècle et jusqu'au 19è siècle, il resta l'unique pont sur la Sambre. 

     Mais selon certains chercheurs, un pont avait été jeté sur la Sambre dès l'époque carolingienne, à l'emplacement du pont actuel. Gués et passeurs d'eau permettaient aussi de franchir la Sambre, une rivière non canalisée...

     Le pont initial, en bois, n'a pas résisté à une crue en 1409. Réparé deux ans plus tard, on le couvrit de pavés. De nouveau détruit par les français lors du siège de 1695, il fut reconstrit en pierre, avec trois arches, l'année suivante.

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Source ? 

        Depuis, il a connu quelques modifications, comme celles de 1827 et 1844, mais il a résisté à tout, même à l'importante inondation de 1740, avant d'être remplacé, en 1869, par un pont métallique à voirie plate. C'est sans doute pour l'adapter aux nouvelles contraintes de la navigation que ce patrimoine très ancien a été sacrifié.

     En 1914, l'armée belge détruisait tous les ponts pour contrarier les mouvements des troupes allemandes mais le pont de Sambre fit épargné à la demande du bourgmestre pour éviter la rupture des canalisations d'eau potables, aménagées en 1844, qui reliaient le Grognon à la rive gauche.

     En 1940, le pont n'échappa pas aux charges des mineurs du Génie mais les allemands, persuadés de la permanence du Reich chez nous, le réparèrent ! En 1944, c'est au tour des allemands de détruire ce qu'ils avaient réparé, pour retarder la progression de l'armée américaine. Celle-ci disposait d'énormes moyens et a construit un pont provisoire qui permettait le passage des blindés. Après la guerre, ce pont fut adapté aux besoins de la population avant d'être remplacé, en 1951, par le pont qu'on connaît actuellement. L'inauguration officielle eut lieu en 1952. Cette nouvelle structure ne présente aucun intérêt particulier. 

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      Pour accéder au pont à trois arches, en venant de la ville, il fallait emprunter un passage percé dans une maison particulière, la "Maison de la Porte". Selon l'historien Gaillot, ce n'était pas une fortification mais bien une servitude.

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La "Maison de la Porte " et le pont de Sambre selon Kegeljan

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Le bougeois J. Fivet s'est inspiré de Kegeljan pour réaliser ce dessin

 

     Notons encore qu'en 1945, le pont de Sambre l'a échappé belle ! L'architecte urbaniste Lacoste avait planifié sa suppression: la rue de l'Ange devait être prolongée en ligne droite et reliée à l'autre rive par un nouveau pont aboutissant rue Pied du Château. Ce plan, jugé trop onéreux, ne fut pas réalisé.

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Dessin de J. Fivet d'après une photo.

   

07/10/2016

La Sambre - La canalisation

    Jadis, la navigation sur la Sambre était difficile: débit irrégulier, crues, gel, assèchement, cours sinueux et toute une série d'obstacles artificiels (ponts, moulins, retenues d'eau...) ont contribué à cette difficulté.

    La navigation se pratiquait par "coups d'eau", une technique qui consistait à accumuler une réserve d'eau en amont des barrages et à la libérer au moment même où un bateau devait passer.

     Après de nombreux mémoires, projets et études, les autorités de l'époque ont décidé de réaliser la canalisation de la Sambre, ce qui fut fait, en Belgique, de 1925 à 1929. 

     A Namur, deux écluses régulaient le débit de la rivière: une à Salzinnes, qui alimentait le moulin de l'abbaye de Saint-Georges 

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L''abbaye de Saint Georges. Aquarelle du général de Howen, 1818.

 

et l'autre près du confluent qui a alimenté le Grand Moulin de la Sambre jusqu'en 1865, date de sa démolition suite à un incendie.

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Le Grand Moulin de la Sambre

 

    Ce barrage fut démonté en 1944 et celui de Salzinnes remplacé par un nouveau barrage construit en 1987 sur le site des Bas-Prés.

11:05 Écrit par Pierre Pagès dans Hier et aujourd'hui, retro, Sambre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer

La Sambre

Note d'introduction concernant La Sambre

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- Généralités

- Régulation de la Sambre

          - la légende

          - la canalisation

          - les activités

10:40 Écrit par Pierre Pagès dans Hier et aujourd'hui, retro, Sambre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer

08/08/2016

Les églises disparues: la collégiale Notre-Dame

La collégiale Notre-Dame

     C'est dans le quartier des Sarrasins que s'élevait la collégiale Notre-Dame, considérée comme le berceau du christianisme à Namur. Selon la légende, sans véritable fondement historique, ses origines remonteraient à Saint-Materne, au 4 ième siècle de notre ère. La légende attribue aussi à Saint-Materne, qui aurait donc vécu au 4 ième siècle, et aurait été évêque de Trèves ou de Cologne, la fondation d'autres églises dont celles de Walcourt, Ciney, Marche, Dinant, Hastière... Elle en fait aussi un personnage du 1 ier siècle !

     Quoi qu'il en soit, l'église Notre-Dame était très ancienne, antérieure au 8 ième siècle puisqu'à cette époque, Saint-Ode fit élever l'église à la place d'un oratoire plus ancien: la chapelle construite par Saint-Materne ?  L'évêque de Liège Etienne y fonda un chapitre de 9 chanoines, et l'église devenait donc la "Collégiale Notre-Dame".

     "Au premier siècle, notre ville s'appelait Sédroch. On y rendait le culte à une idole appelée "Nam". Le faux dieu avait son temple creusé dans le roc, juste à l'endroit où fut construite la collégiale. Sur l'autre rive de la Meuse, à Velaine (Jambes), se dressait un autel grossier fait de grosses pierres qu'on appelait la "Pierre du Diable".Des prêtres y immolaient périodiquement des victimes humaines tandis que dans son temple, l'idole "Nam" rendait des oracles. Un souterrain passant sous la Meuse reliait l'autel au templs. Un jour, Materne et Menge, disciples de Saint-Pierre, arrivèrent en ces lieux en prêchant l'évangile. Materne mit fin à la pratique barbare des sacrifices humains et ordonna à l'idole de se taire. Les Sédrochiens émerveillés avaient alors embrassé le religion chrétienne et la ville s'était appelée "Nam-mutum" (Nam muet) d'ou était venu le nom de Namur."

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La chapelle Saint-Materne et la Pierre du Diable

 

    Le plan en relief de 1748 nous montre la "fausse porte" que les Namurois devaient franchir pour parcourir le rue Notre-Dame, et le cimetière, qui s'étendait pratiquement jusq'au rempart, juste là où se trouve maintenant la rue de la Sarasse.

     Déjà mentionnée en 1313, cette porte Notre-Dame était adossée à la collégiale et fermait le rue à hauteur de l'église. En 1408, on a installé une école au rez-de-chaussée, et à l'étge, une chapelle qui a servi de fonds baptismaux à la collégiale. On pénétrait dans cette chapelle par l'intérieur de l'église. C'est sans doute grâce à ces fonctions que le porte échappa à une destruction plus précoce et à l'urbanisation de la rue. En 1711, un conflit a opposé le chapitre de Notre-Dame au seigneur d'Hinslin, bourgmestre de Namur, qui, par ressentiment personnel semble-t-il, voulait le destruction de la porte et avait fait relever les pavés de la rue de sorte que les chariots et carrosses passaient difficilement sous la voûte du baptistère. Le chapitre, après une requête auprès de Maximilien-Emmanuel, électeur de Bavière, eut sans doute gain de cause puisque la porte ne fut démolie qu'en 1804, en même temps que l'église, par décret de Directoire de la République Française.

     Une chapelle rappelle actuellement l'existence de la collégiale.

 

24/06/2016

Le tourisme fluvial sur la Meuse

     Le transport des personnes vers Wépion, Profondeville et Dinant a complètement disparu à la fin du 19è siècle, suite suite à l'avènement du rail, vicinal ou chemin de fer...

     Les bateliers, qui amarraient leurs bateaux aux différents quais pour livrer leur chargement (principalement du charbon, du bois, des pierres ou des produits métallurgiques), pour effectuer les achats nécessaires à la navigation ou simplement passer une ou deux nuits sur place, ont vu leur nombre diminuer fortement, surtout après la fermeture des charbonnages des régions de Charleroi et Liège, avec les difficultés de l'industrie métallurgique... , avec la concurrence du transport par rail et surtout le développement du transport routier, plus onéreux mais plus pratique !

     Dès le fin du 19è siècle, la grande vogue du tourisme fluvial fit rage à Namur et à Dinant, et les bateaux "touristes", souvent décorés dans le style rococo, ont navigué côte à côte avec péniches avant de les supplanter.

     Actuellement, ce type de tourisme fluvial s'est fortement réduit: la mode touristique a changé (finies les balades en chapeau, costume, cravate...) et la toute puissante automobile e réduit cette activité à sa plus simple expression.

     Mais la Meuse n'est pas morte ! Certes, on y voit moins de mignoles, moins de péniches, appelées aussi spits, moins de rhénans et campinois (grandes péniches) mais que de flottilles de petits bateaux hollandais, français et allemands qui fréquentent notre fleuve, utilisent nos écluses et s'amarent à proximité de deux capitaineries, l'une près du pont de Jambes et l'autre, sauvée des eaux, près du parc d'Amée.

     Ces dernières années, la Namourette a fait son apparition sur le fleuve. A mon humble avis, les autorités ont commis une grave erreur au départ en la présentant comme un moyen de transport style autobus et en négligeant l'impact touristique que pouvait avoir cette nouveauté intéressante. Encore maintenant, j'ai constaté à plusieurs reprises que les pilotes, sympathiques mais non formés, étaient incapables de donner la moindre explication sur les sites bordant la Meuse et la Sambre. Lors d'un promenade en famille, j'ai improvisé et assuré moi-même le commentaire, à la grande satisfaction des utilisateurs...

01/06/2016

Conclusion

     La plus grande partie des fortifications a disparu mais la configuration actuelle de Namur témoigne de leur existence et les derniers vestiges font partie du patrimoine namurois.

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La "corbeille"

18:54 Écrit par Pierre Pagès dans fortifications, histoire, retro | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer

Les bastions

    Namur a subi deux sièges importants à la fin du 17è siècle. L'armée française, commandée par Louis XVI en personne, conseillé par Vauban, s'empara de la ville en cinq jours et du château comtal en cinq semaines.

     Pendant trois ans, Vauban et ses collaborateurs ont remédié aux défauts des fortifications et amélioré celles-ci par le système des bastions.

     En juillet 1695, les alliés (anglais, allemands et espagnols, commandés par Guillaume d'Orange, roi d'Angleterre et Maximilien Emmanuel, gouverneur des Pays-Bas et électeur de Bavière, reprirent la ville aux français tout en essuyant de lourdes pertes tout comme les troupes du marquis de Boufflers (les français) qui évacuèrent la ville le 8 septembre de la même année.

Pour l'anecdote, Louis XIV était accompagné de Racine et Boileau qui faisaient fonction d'historiographes et du père Lachaise, son aumônier.

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Les bastions

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Le plan de Jacobus Harrewijn(1666-1727)

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La quatrième enceinte (2)

     Au 15è siècle, la commune a décidé de la construction d'un rempart avec chemin de ronde et de douze tours, et avec l'avènement des ducs de Bourgogne, les travaux se sont accéléré mais ce n'est que vers 1530 que la construction s'est achevée.

     La "neuve fermeté" ou "nouvelle fermeté"commençait à la porte de Gravière, en face de la rue d'Harscamp et longeait la Meuse jusqu'à la tour Saint-Roch. Là, elle formait un angle droit vers la porte de Saint-Nicolas, longeait les boulevards jusqu'au dessus de la rue Gaillot, gagnait la porte de Fer puis, via la rue de l'Inquiétude et derrière les maisons du boulevard Mélot, se dirigeait vers la porte de Bruxelles et aboutissait à la Sambre, au boulevard Frère Orbon.

     Toutefois, suite aux progrès de l'artillerie (les bombardes du 16è siècle portaient à 200 mètres et les canons de Louis XIV lançaient leurs obus de douze livres jusqu'à 2 kilomètres en restant précis jusqu'à 800 mètres ), ces fortifications étaient devenues obsolètes... Place aux bastions! 

     Voyez l'album sur le 4è enceinte.

10:27 Écrit par Pierre Pagès dans Hier, histoire, retro | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer

29/05/2016

La quatrième enceinte (1)

     Suite au développement industriel (coutelleries, brasseries, batteries du cuivre, utilisation de la force hydraulique du Houyoux pour actionner les moulins et et les tanneries) et à l'évolution démographique, le comte de Namur Guillaume II s'est vu contraint de protéger tous ces nouveaux territoires et la population qui les occupait qui se trouvaient souvent au delà de la troisième enceinte. Il a décidé de créer une "nouvelle fermeté" sur des terrains d'une faible valeur foncière, comme "les Joghiers" (terres marécageuses), les "Trieux", (pâture communale), le "Charnial" (ensevelissement des carcasses d'animaux), les "Herbattes" (prairies), en "Gravière" (sol caillouteux)...

     La première phase de la construction se situe entre 1357 et 1388, avec des palissades, un premier fossé, des portes (la porte en Try ou Trieux, sur la route de Bruxelles, citée en 1364, celle de Samson, qui s'ouvre sur les chemins vers la Hesbaye, citée en 1388, et celle de Saint-Nicolas, du côté d'Herbatte.

09:47 Écrit par Pierre Pagès dans histoire, retro | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer

25/05/2016

La troisième enceinte (2)

Les fossés entourant cette "vieille fermeté", dont la largeur pouvait atteindre 35 mètres, n'étaient pas toujours inondés et selon Jules Borgnet, ils étaient herbeux, dans un premier temps.

Cette "vieille fermété " va peu à peu disparaître et le développement de l'artillerie à feu l'a condamnée à brève échéance. Elle deviendra même inutile avec la construction de la quatrième enceinte.  

Ainsi, en 1412, la Porte de Saienial a hébergé l'arsenal communal, les fossés ont été comblés et vendus à des particuliers, certaines tours ont été englobées dans les habitations et les autres ont été livrées à la pioche des démolisseurs. 

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La troisième enceinte et les fossés (plan Braun)

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La troisième enceinte (plan Coronelli)

16:34 Écrit par Pierre Pagès dans histoire, retro | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer

23/05/2016

La troisième enceinte

    La situation favorable de Namur incite de nombreux étrangers à venir s’y installer aux 11è et 12è siècles, mais l’antagonisme entre les Comtes de Namur (sympathie française) et les Princes-Evêques de Liège (obédience germanique) fait de la plaine de Jambes et de la rive droite de la Meuse, sous la tutelle des liégeois, un territoire ennemi; de ce fait, Namur sera toujours plus sambrienne que mosane...

    C’est pourquoi on construit une nouvelle enceinte, à partir du 11è siècle, sous le règne d’Albert II le Pieux: une enceinte en pierre, flanquéede portes et de tours importantes, pour défendre la ville.

    Deux documents (plan Baun et plan Masius) nous montrent une vue générale de ce que devait être la troisième enceinte , terminée, à la fin du 14è siècle: les murs partent du confluent, avec la tour de Floreffe (ainsi nommée à cause du voisinage du refuge de l’abbaye de Floreffe), et se dirigent vers les actuelles rues Julie Billart et Emile Cuvelier, traversent le séminaire et les jardins de l’évêché pour rejoindre la Sambre au quai des Joghiers.

     L’enceinte comprend quatre portes importantes: la Porte de Hoyoul ou Houyoux (rue de Gravière), la porte Sainial ou Sainiaux (Quatre Coins), la Porte en Trieux (aux environs du Palais de Justice), et la Porte Saint-Aubain à l’angle des rues de l’Arsenal et du Séminaire; deux autres portes ne sont que de simples portes de rivage: la Porte Billewart (près de la Maison de la Culture), et la Porte de Joghiers (au bord de la Sambre, à l’entrée de la rue des Brasseurs).

    Entre ces portes, des tours renforcent l’enceinte: la Tour de Floreffe
(confluent), la Tour Marie Spilar (rue de la Tour), la Tour Saint-Jacques (beffroi), la Tour Etienne Sallet (rue E. Cuvelier), la Tour Pau d’Argent(aux environs de la rue Haute Marcelle), et, en revenant vers la Sambre, les tours de l’Officialité, Maestria et Jean de Waret.

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Il en reste trois actuellement qui perpétuent le souvenir de la troisième enceinte: la Tour Saint-Jacques (beffroi), la tour Baduelle (en mauvais état) et la Tour Marie Spilar.

Deux portes non fortifiées donnent accès à la Sambre: celle des Joghiers et celle de Billewart, face au Grogon. Ce sont de simples portes de rivages, surtout utilitaires pour la mivraison de marchandises par exemple.

Les portes et les tours seront étudiées plus en détail dans des notes spécifiques.  

     Voyez l'album photo...

 

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