06/02/2017

Vestiges d'un passé lointain

 

 

Introduction

    Ce paragraphe sera consacré au beffroi (Tour Saint-Jacques), à laTour Marie Spilar, à la Tour Baduelle, au pont de Jambes età la seigneurie d'Enhaive (Jambes).

     D'autres vestiges anciens comme ceux qu'on trouve à la citadelle et certaines portes seront étudiés dans leur cadre particulier.

Le Beffroi

Généralités - Histoire

    Avant 1465, beffrois'écrivait beffroy, un mot dérivé de berfroi, terme utilisé dès 1155. Berfroi serait lui-même de bergfridu et de bergfried (donjon). Le mot serait devenu berovrit qui signifie littéralement "préserve la paix". Mais cette étymologie n'est qu'hypothèse...

     Initialement, le beffroi est conçu pour isoler les murs de pierre des cloches. C'est une construction en chêne qui repose sur un rebord intérieur en pierre. L'objectif est d'absorber les vibrations lorsque les cloches sonnent. En effet, si les cloches étaient directement reliées à la pierre, les vibrations finiraient par fendre la pierre et les murs s'écrouleraient.

 

dessin 01.JPGClocher et beffroi de la cathédrale de Chartresdessin 02.JPG

    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     A partir du 11è siècle, les communes libres firent élever des beffrois qui marquaient leur autonomie et leur puissance après avoir obtenu de leurs seigneurs, dans des chartes, le droit de s'administrer elles-mêmes, de posséder et d'actionner une cloche, la "bancloke" ou "bancloche" placée dans un beffroi.

     Le plus souvent, les horloges des clochers des églises rythmaient la journée par des prières: matines, nones, vêpres ...

     La construction des beffrois et de leurs cloches sonnant les heures, annonçant un danger..., marque le passage à une époque plus profane.

     La bancloke avait deux fonctions principales consacrées par deux sonneries différentes. La première organisait le temps en signalant par exemple l'ouverture et la fermeture des portes, la seconde appelait les bourgeois à se rassembler lors de circonstances extraordinnaires et donnait l'alarme en cas de danger (incendies, approches des troupes ennemies...). Elle annonçait aussi les exécutions capitales.

     Les beffrois de Belgique sont des exemples exceptionnels d'une forme d'architecture urbaine adaptée aux exigences politiques et spirituelles de leur époque.

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Le beffroi de Gembloux

    Il faut remarquer qu'il n'y a pas de beffroi dans l'est de la Belgique. En effet, dans les principautés de Liège et de Stavelot-Malmédy, le pouvoir était ecclésiastique et le symbole des libertés communales étaient les perrons plutôt que les beffrois.

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 Le perron liégeois

Namur: de la Collégiale Saint-Pierre au Beffroi

 (A revoir le paragraphe consacré à la Collégiale Saint-Pierre)

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Plan selon l'historien J. Borgnet

    Dès le 14è siècle, le beffroi de Namur de situait dans le clocher de la collégiale Saint-Pierre-au-Château.

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    Après l'incendie de la collégiale en 1745, le tour Saint-Jacques, la plus haute des tours de l'enceinte médiévale de Namur, devint le beffroi de la ville. Tour "Saint-Jacques ? " Elle doit son nom à Jacques de Zébédée, célèbre par le pèlerinage qui mène chaque année bon nombre de croyants à Compostelle.     

     En 1746, la ville se vit donc obligée de "recycler" la tour Saint-Jacques, jusque là utilisée pour sonner les ouvertures et les fermetures des portes et la bancloke fut "installée" à la tour.

     C'est Godefroid de la Boufioule, l'architecte de la tour de Bouvignes, qui fut chargé, en 1388, de réaliser le plan de la tour dont les fondations furent établies sur pilotis en mars de cette année. Lors de sa construction, la tour a été une tour défensive intégrée dans la troisième enceinte des fortifications de la ville. Elle était presque deux fois plus haute que maintenant !

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La tour domine la ville

     Au 16è siècle, les créneaux et les deux étages supérieurs surent supprimés et au début du 18è, c'est la troisième enceinte qui fut démolie mais la tour fut préservée, restaurée et chapeautée d'un lanterneau octogonal surmonté d'un bulbe.

     Bien que réaffectée à un usage civil, le beffroi a gardé un aspect fortifié que n'ont pas les autres beffrois... Il fut toché par les bombardements du 18 août 1944 et de nombreux impacts de balles sont encore visibles.

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     Deux cloches se trouvent aujourd'hui au beffroi, l'une signée A.Vandergheyn et L. Vanaerschot (1832) et l'autre A.L.J. Vanaerschot Vandergheyn (1841). Selon le spécialiste Philippe Slegers, la lettre "J" signifie "junior". En effet, chez les fondeurs, il était important de bien marquer son territoire et d'être "junior" ou "sénior"... Ces deux cloches, fondues à Louvain, sont ornées d'illustrations gothiques et romantiques.

     Elles sont désaffectées mais le beffroi qui les soutient est en excellent état. Selon des experts, la remise en état serait peu onéreuse et leur réhabilitation serait une belle signature sonore pour la ville.

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    Ce vestige ancien ne mérite-t-il pas un meilleur traitement que celui que les autorités lui ont réservé ? Après les incendies de 1914, et le destruction de nombreux immeubles de la Place d'Armes, l'occasion était belle de mettre la tour Saint-Jacques en évidence ! Les responsables ont préféré construire la Bourse de Commerce qui masque presqu'entièrement le beffroi.

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     La construction de la Bourse avait suscité une polémique rapportée pas "Vers l'Avenir" du 15 avril 1933:

“Une polémique s’est engagée à propos de la Bourse du Commerce qui va cacher le beffroi. L’auteur de la construction défend son oeuvre. Il en est fier. C’est son droit. La critique qu’on en fait lui déplaît? Tant pis. Avec la commission des monuments, nous défendons d’une manière désintéressée une relique d’art et d’histoire qu’on veut sacrifier sans nécessité. Comme le vieux pont de Meuse, la tour Saint-Jacques est pour Namur une réclame touristique d’une valeur inestimable
L’auteur de la Bourse du Commerce assure que sa bâtisse attirera le touriste à la recherche du beffroi désormais dissimulé. Voire! Attendons que la bourse soit achevée pour en apprécier le mérite architectural. Mais ne déplaçons pas le débat. Pour l’heure, ce n’est pas le style 17è siècle de cette Bourse qui est en question, mais son emplacement et sa hauteur encombrante par rapport au beffroi..
Hélas! Il ne faut pas cesser de le répéter et M. l’architecte l’avoue implicitement, c’en sera fini à jamais de l’aspect saisissant de la tour Saint-Jacques, vue du Marché Saint-Remy, de la rue du Pont et de presque toute la place d’Armes.Tout au plus la verra-t-on s’élever au dessus d’un portique dont la construction est projetée entre la Bourse de Commerce et le café “Delguste” au coin de la rue de la Monnaie? Mais on ne la verra que si l’on se place exactement au n° 5 de la rue de Marchovelette. Qu’on fasse quelques pas à peine vers la rue du Pont et le beffroi n’apparaîtra plus qu’à moitié, masqué déjà par l’angle de la Bourse sur toute la hauteur.L’expérience est facile.
L’appareil de pierre surgit déjà de la palissade. C’est écrasant et ce n’est que le rez-de-chaussée! Posez par dessus deux étages et un comble à la manière du 17è siècle, c’est à dire fort élevé, et notre vieille tour sera désormais invisible. Voilà comment, nous dit-on, l’architecte et l’ administration communale ont eu la sagesse de conserver la vue du beffroi. Quelle dérision! C’est le contraire de la vérité, pour reprendre les termes mêmes de notre contradicteur, d’oser affirmer que le beffroi sera vu de divers côtés et de manière plus complète que précédemment. Ne payons pas de mots. Ce disant, M. l’architecte veut parler de la base de la tour, qui sera dégagée dans la cour de la Bourse, mais la partie supérieure du beffroi et son campanile, ce pourquoi nous bataillons ici, seront moins visibles qu’en 1914.
Puisque l’auteur de la Bourse sera la semaine prochaine à la disposition du public, il sera plaisant de le voir guider les naïfs à la recherche des points de vue introuvables du beffroi. Sans doute quand il les conduira sur la chantier à l’emplacement de la cour de la Bourse et de la ruelle du Beffroi leur indiquera-t-il le moyen pratique, étant au pied de l’édifice, de regarder le campanile et l’un de ses cadrans sans courir le risque de se tordre le cou.
Redisons-le, l’administration communale peut encore atténuer le mal:
1° En supprimant le deuxième étage, absolument inutile, de la Bourse.
2° En écartant résolument le projet qui consiste à démolir le café “Delguste”, au coin de la rue de la Monnaie, et à avancer de trois mètres la bâtisse nouvelle qui viendra, sans motif, rétrécir encore la seule vue que l’on aura du beffroi du côté de la place d’Armes.
Il n’y a la qu’une combinaison spéculative...”

Cet article plein d’ironie résume bien l’amertume des amoureux des témoignages historiques, vraiment pas gâtés à Namur depuis quelques décennies,puisque tous les vestiges de notre passé, si l’on excepte le pont de Jambes, la tour Saint-Jacques et la tour Marie Spilar, ont étés démolis. Nos autorités locales faisaient fi de la valeur de nos richesses historiques...et cela va continuer, plus tard, avec la construction de l’Innovation, qui “polluera” définitivement le site...mais ceci est une autre histoire!

     Depuis 1999, le site est classé par l'UNESCO au rang de "Patrimoine Mondial de l'Humanité" ! 

 

 

 

     

     

 

 

08/01/2017

Le viaduc de Beez

Le viaduc de Beez

    C'est le 2 juillet 1968 qu'eut lieu la pose de la première pierre de cet ouvrage jeté sur la Meuse à une hauteur de 42 mètres. D'une longueur de 679 mètres et d'une épaisseur de 5 mètres, il a été inauguré le 26 octobre 1971.

     De ce fait, il dégageait Namur de l'important trafic qui asphyxiait la ville (il fallait compter une à deux heures pour "franchir" Namur le dimanche soir au retour des Ardennes).

     Comme l'Atomium et le pont des Ardennes, le viaduc a été construit par les Ateliers de Construction de Jambes.

     Le viaduc (5500 tonnes) est composé de onze pièces métalliques de 40 tonnes chacune dont la dernière a été posée en 1970, le onze du onzième mois à onze heure onze !

     Cinq piles et deux culées soutiennent le tablier et la plus lognue des six travées atteint 151 mètres, un record pour l'époque...

 

18/11/2016

Le pont de Jambes

Le rôle du pont de Jambes

    Le "Pont de Jambes" a toujours joué un rôle important dans l'histoire jamboise.

- Il servait de limite territoriale entre Namur et Jambes et la tour Beauregard marquait la limite des juridictions des deux villes. Les échevinages de Namur et de Jambes s'y rencontraient pour traiter des questions communes telles l'entretien du pont, les réparation... Les Jambois considéraient la tour du pont comme un symbole puisqu'elle permettait à l'échevinage de Jambes d'y traiter d'égal à égal avec celui de Namur, aussi, les Jambois la firent figurer sur les armoiries et sur le sceau communal dès la 13è siècle.

- On y rendait la justice et il servait de lieu d'échanges de prisonniers entre les deux échevinages. Il fut aussi le théâtre d'exécutions capitales. En effet, le jour où un coupable était découvert, il était arrêté, condamné et précipité dans le Meuse du haut du pont. Enfin, au 16è siècle, la tour fut aussi utilisée comme prison.

- Le pont était également une source de revenus un droit de passage était levé sur les marchandises prises en gros comme les tonneaux de vin, les mannes de poissons...

- Dès le 15è siècle, il a joué un rôle stratégique important, et son importance est apparue sous Charles-Quint. C'était le seul pont sur la Meuse moyenne dans les Etats du comté de Namur. Lorsque l'Espagne, l'Italie et l'Allemagne furent réunies sous l'autorité de Charles-Quint, ce fut l'unique passage pour les troupes de l'empereur entre ses domaines. Les deux guerres mondiales ont fait subit d'importantes mutilations au pont ce qui confirme l'intérêt stratégique de l'ouvrage.

- Enfin, il a joué un rôle considérable lors de l'essor de l'automobile en facilitant les communications entre le sud et le nord de Namur.

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29/10/2016

Les ponts sur la Sambre

La passerelle du Vicinal (près du Grognon)

    Le tram vers Wépion? Un enjeu politique ! Le pouvoir communal de Namur était divisé en deux clans: les "Catholiques" et les "Anticléricaux". Les travaux de construction e la ligne Namur - Malonne avait commencé en 1891 mais la prolongation de la ligne vers Wépon, via La Plante, ne faisait pas l'unanimité.

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    Les "Anticléricaux" étaient plutôt favorables à la réalisation de la ligne vers Wépion contrairement à la presse locale catholique: "Celle ligne, non seulement ne rémunérera pas le capital employé à sa construction mais elle ne pourra être exploitée sans subsides. Elle n'aura pas d'utilité sérieuse pour les habitants de Wépion ou du faubourg de La Plante et enfin, pour la Ville, elle ne sera que nuisible".

     Pourtant, en 1894, on inaugura en grandes pompes la ligne vicinale vers Wépion, avec le passage sur la nouvelle passerelle construite à cet effet.

     Cette nouvelle passerelle suscita de nombreux commentaires: "une belle réussite technologique mais un désastre au point de esthétique ! 

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    La construction de la passerelle avait débuté en 1894. Longue de 119 mètres, elle pesait 190 tonnes ! Elle franchissait la Sambre et aussi l'espace portuaire du Grognon pour aboutir sur la promenade aménagée du boulevard Ad Aquam. Construite à l'usage du chemin de fer vicinal, elle pouvait aussi être utilisée par les piétons et les cyclistes.

     Une première réparation importante eut lieu en 1926 mais ce n'est que le 23 août 1933, sous les yeux d'un nombreux public, que le tram

n°4, qui avait quitté la gare à 18h10, franchit pour le dernière fois la passerelle métallique du confluent. Le câble du trolley fut directement arraché et les chalumeaux commencèrent à mettre en pièces la passerelle qui avait rendu de bons et loyaux services durant quatre décennies. 

     Place au pont de France ! 

25/10/2016

Les ponts sur la Sambre

 

Le pont de la Libération

(avant pont de Salzinnes puis pont d'Omalius)

     Un troisième pont sur la Sambre semblait indispensable à cause du développement et la croissance de Salzinnes. La décision de sa construction fut prise en 1872. L'Etat prenait en charge sa construction sur un terrain cédé par la Ville. Ce pont, à trois arches, reposait sur deux piles en pierre et couvrait les deux chemins de halage.

 

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Le pont à trois arches

    Comme les autres ponts namurois, celui-ci paya un lourd tribu à la guerre ! Il subit une première destruction en 1914, dynamité par l'armée belge. L'occupant allemand le remplaça par un pont provisoire durant la durée de la guerre.

     Un nouveau pont vit le jour en 1923 et suite aux besoins de la navigation et à l'augmentation du gabarit des bateaux, les autorités optèrent pour une structure à deux arches.

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La structure a deux arches

    En 1940, l'armée belge dynamita une nouvelle fois ce pont, comme tous les autres, et une fois de plus, un pont provisoire fut jeté par les allemands qui le détruisirent le 4 septembre 1944 quand ils cédèrent Namur aux américains. Un nouveau pont provisoire construit par les américains, un "Bailey bridge", une lourde entreprise qui ne s’est achèvée que le 6 septembre sous le feu sporadique de l’ennemi, 
 lui succéda après la guerre jusqu'à la construction du pont dans sa configuration actuelle. Il prit le nom de pont de la Libération.

     "Bailey bridge" ou "pont Baley": inventé par l’Anglais Donald Bailey, c’est un véritable mécano dont de multiples variantes ont existé (et sont encore utilisées de nos jours), la ‘classe’ indique approximativement le tonnage supporté.

07/10/2016

La Sambre - Activités.

Les activités sur et en bord de Sambre

     L'activité était essentiellement économique (liaison fluviale entre Liège et Charleroi) avec une navigation beaucoup plus importante qu'aujourd'hui. Cette navigation contribua au développement des ports du Grognon et de Gravière et ont favorisé quelques industries namuroises telles le commerce (marchés à proximité comme le marché aux poissons et la marché au foin), l'hôtellerie et les cafés pour héberger et abreuver les bateliers...

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Activité portuaire au Grognon

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La Porte de Gravière où se développera l'activité portuaire

    De nombreuses activités industrielles ont pris naissance en bordure de Sambre, la plupart bien en amont de Namur (Basse-Sambre).

     Avant la révolution industrielle, la Sambre était réputée pour sa richesse floristique et faunistique à cause de la présence de nombreuses zones humides mais les pratiques industrielles des 19è et 20è siècles (rejet des déchets non traités, suppression des zones humides...) on réduit presqu'à néant ces richesses écologiques.

     Des documents anciens nous relatent certaines activités sportives, comme du canotage, des joutes et la présence, en hiver, du bassin de natation sis près du pont de Jambes durant la péride estivale.  Des ménagères profitaient de la présence de la fontaine des Bouchers, qui devait son nom à sa proximité avec la rue du même nom, pour venir laver leur linge...

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La fontaine des Bouchers

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Les ménagères à l'ouvrage

    Les liaisons vers Namur (les ponts) feront l'objet du prochain paragraphe.

 

Régulation de la Sambre -

La légende

     La Sambre semble avoir été "artificialisée" depuis très longtemps ! La légende et des chroniqueurs médiévaux Rapportent que Bavo, qui aurait été un prince grec, aurait fondé, après la guerre de Troie, un royaume ayant englobé tout le Hainaut. Bavo aurait eu de nombreux fils parmi lesquels Bavo Belgineus, un druide, qui aurait cherché à dompter la Sambre quand la ville de Belgis (Cambrai ?) manquait d'eau.

   Selon le chroniqueur Jacques de Guyse, "une rivière du nom de Cambro puis de Cambra coulait près de Belgis et Bavo Belgineus fit construire des chutes d'eau et des murailles, élevées en travers au milieu  de la rivière et avec un système de roues mobiles et de tuyaux, amenait l'eau jusqu'à la ville et ses fossés".

     Ces textes n'ont pas de valeur historique mais portent à croire que la Sambre avait déjà une grande importance chez les anciens.

La Sambre - Généralités

    La Sambre, rivière qui prend sa source en France, sur le plateau de Saint-Quentin, entre dans l'entité de Namur à Malonne et vient se jeter dans la Meuse à Namur.

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La Sambre à Malonne avant son détournement

     Le bassin de la Sambre est marqué par ce que les géologues ont appelé "la faille du midi". Cette bordure nord des Ardennes forme donc un creux: au sud le massif ardennais et au nord le bassin houiller et carbonifère. Ce sillon, dit de "Sambre et Meuse", se poursuit jusqu'à Liège.

     D'un point de vue militaire, la Sambre et sa vallée ont été un passage obligé pour toute armée voulant contourner les Ardennes...

     Au point de vue économique, la rivière  était une voie d'eau unique (avec la Meuse après le confluent) entre les bassins houillers et sidérurgiques de Charleroi et Liège.

 

17/07/2016

La natation sportive

     Dès 1919, un cercle de natation,  "La Libellule", fut créé à Namur par des...coiffeurs. Ce cercle organisait des fêtes nautiques, des démonstrations de sauvetage, des concours de plongeon mais pas de vraies compétitions.

     C'est en 1923 que naquit le club "Namur Natation" au sein duquel une équipe de water-polo accéda même à la première division nationale. Les entraînements et les rencontres se déroulaient dans la Meuse, en face du Royal Club Nautique.

     Namur Natation organisa de nombreuses traversées de la Meuse à participation internationale ainsi que la fameuse course qui partait de l'écluse de La Plante pour arriver à celle des Grands Malades sur une distance de 3,4 km. Chaque nageur était convoyé par une barque où avaient pris place des rameurs et un soigneur.

    A partir des années 50, la Meuse céda la place aux piscines de Salzinnes, Saint-Servais et Jambes, les compétitions ont disparu et les les activités nautiques se font assez rares...

     Voyez quelques photos dans l'album.

09:50 Écrit par Pierre Pagès dans Hier, Meuse, Sports | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer

25/06/2016

Activités sportives sur la Meuse. - Sports nautiques.

L'aviron.

    Impossible de parler du sport nautique namurois sans évoquer le "Royal Club Nautique Sambre et Meuse" !

     Après avoir assisté à des régates organisées à Liège pour l'inauguration du pont des Arches, en 1860, Félicien Rops, un jeune "canotier" namurois, décida d'en organiser à Namur, ce qu'il fit l'année suivante en 1861. La manifestation connut un vif succès et en 1862, les Rops, Félicien, Anatole et Victor créèrent le Club Nautique Sambre et Meuse. qui connut un essor considérable au point de compter 350 membres et 1865. L'année précédente, le roi Léopold 1er avait attribué le titre "Royal" au club qui devint donc le "Royal Club Nautique Sambre et Meuse" après à peine trois ans d'existence. Plus de 500 régates, dont 5 championnats de Belgique, ont été organisées par le club.

     Dans un premier temps, un bâtiment sis rue Mazy, à Jambes, a hébergé hangar à bateaux et cafétaria mais Félicien Rops, toujours lui, se démena pour obtenir la construction d'un nouveau local, en bord de Meuse, qui fut inauguré en 1868.

     Le RCNSM innova aussi dans d'autres sports en ouvrant des sections "Armes", "Gymnastique", "Vélos", "Tennis", "Boxe", "Basket-ball"... De 1954 à 1962, il particpa à l'organisation de joutes nautiques.

     Avec la construction de l'affreux "Baulieu", le RCNSM fut contraint de quitter ses locaux situés à quelques coups de rames du pont des Ardennes pour Wépion, où il s'est installé en bord de Meuse également.

     D'autres sociétés nautiques ont vu le jour à Namur: 

- le Royal Yacthing Club Sambre et Meuse (1909)
- la 23è unité des Sea-Scouts (1960)
- le Beez Booting Club (1967)
- l'école de voile de Dave
- le Canoë KayakClub namurois en 1978.

Voyez les illustrations dans l'album "L'aviron"

 

     

 

 

 

17:15 Écrit par Pierre Pagès dans Hier, histoire, Jambes, Meuse, Sports | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer

01/06/2016

La quatrième enceinte (2)

     Au 15è siècle, la commune a décidé de la construction d'un rempart avec chemin de ronde et de douze tours, et avec l'avènement des ducs de Bourgogne, les travaux se sont accéléré mais ce n'est que vers 1530 que la construction s'est achevée.

     La "neuve fermeté" ou "nouvelle fermeté"commençait à la porte de Gravière, en face de la rue d'Harscamp et longeait la Meuse jusqu'à la tour Saint-Roch. Là, elle formait un angle droit vers la porte de Saint-Nicolas, longeait les boulevards jusqu'au dessus de la rue Gaillot, gagnait la porte de Fer puis, via la rue de l'Inquiétude et derrière les maisons du boulevard Mélot, se dirigeait vers la porte de Bruxelles et aboutissait à la Sambre, au boulevard Frère Orbon.

     Toutefois, suite aux progrès de l'artillerie (les bombardes du 16è siècle portaient à 200 mètres et les canons de Louis XIV lançaient leurs obus de douze livres jusqu'à 2 kilomètres en restant précis jusqu'à 800 mètres ), ces fortifications étaient devenues obsolètes... Place aux bastions! 

     Voyez l'album sur le 4è enceinte.

10:27 Écrit par Pierre Pagès dans Hier, histoire, retro | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer