15/10/2016

Les ponts sur la Sambre namuroise

 

Le pont de Sambre

 

      Les documents  iconographiques attestent de l'existence du pont de Sambre dès le 14è siècle et jusqu'au 19è siècle, il resta l'unique pont sur la Sambre. 

     Mais selon certains chercheurs, un pont avait été jeté sur la Sambre dès l'époque carolingienne, à l'emplacement du pont actuel. Gués et passeurs d'eau permettaient aussi de franchir la Sambre, une rivière non canalisée...

     Le pont initial, en bois, n'a pas résisté à une crue en 1409. Réparé deux ans plus tard, on le couvrit de pavés. De nouveau détruit par les français lors du siège de 1695, il fut reconstrit en pierre, avec trois arches, l'année suivante.

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Source ? 

        Depuis, il a connu quelques modifications, comme celles de 1827 et 1844, mais il a résisté à tout, même à l'importante inondation de 1740, avant d'être remplacé, en 1869, par un pont métallique à voirie plate. C'est sans doute pour l'adapter aux nouvelles contraintes de la navigation que ce patrimoine très ancien a été sacrifié.

     En 1914, l'armée belge détruisait tous les ponts pour contrarier les mouvements des troupes allemandes mais le pont de Sambre fit épargné à la demande du bourgmestre pour éviter la rupture des canalisations d'eau potables, aménagées en 1844, qui reliaient le Grognon à la rive gauche.

     En 1940, le pont n'échappa pas aux charges des mineurs du Génie mais les allemands, persuadés de la permanence du Reich chez nous, le réparèrent ! En 1944, c'est au tour des allemands de détruire ce qu'ils avaient réparé, pour retarder la progression de l'armée américaine. Celle-ci disposait d'énormes moyens et a construit un pont provisoire qui permettait le passage des blindés. Après la guerre, ce pont fut adapté aux besoins de la population avant d'être remplacé, en 1951, par le pont qu'on connaît actuellement. L'inauguration officielle eut lieu en 1952. Cette nouvelle structure ne présente aucun intérêt particulier. 

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      Pour accéder au pont à trois arches, en venant de la ville, il fallait emprunter un passage percé dans une maison particulière, la "Maison de la Porte". Selon l'historien Gaillot, ce n'était pas une fortification mais bien une servitude.

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La "Maison de la Porte " et le pont de Sambre selon Kegeljan

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Le bougeois J. Fivet s'est inspiré de Kegeljan pour réaliser ce dessin

 

     Notons encore qu'en 1945, le pont de Sambre l'a échappé belle ! L'architecte urbaniste Lacoste avait planifié sa suppression: la rue de l'Ange devait être prolongée en ligne droite et reliée à l'autre rive par un nouveau pont aboutissant rue Pied du Château. Ce plan, jugé trop onéreux, ne fut pas réalisé.

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Dessin de J. Fivet d'après une photo.

   

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