20/08/2016

Les églises disparues: la Collégiale Saint-Pierre au Château

 

     

La Collégiale Saint-Pierre au Château

Selon le Bulletin du Touring-club de juillet 1931, cette église serait, avec l'église Notre-Dame, une des plus anciennes de Namur. Elle existait de façon certaine avant l'an 1200 puisqu'un texte de 1184 mentionne son existence. Selon F. Rousseau, dans Namur ville mosane , Saint-Pierre serait originellement la chapelle castrale du "domus" du comte Béranger au Xè siècle. 

     Primitivement, la citadelle n'occupait que la première terrasse du contrefort, et outre le château, résidence des comtes puis marquis de Namur, on y voyait la Collégiale Saint-Pierre et quelques habitations. C'était une sorte de quartier haut de la cité dans lequel les habitants trouvaient refuge .

     Ce même texte de 1184 mentionne aussi l'existence d'un chapitre de chanoines créé soutenu financièrement par le comte de Namur, et les chanoines assuraient les offices dans cette collégiale.

     Après la création du diocèse de Namur en 1559, dès 1562, les privilèges, revenus, trésors, et ornements liturgiques précieux ont été transférés à la Collégiale Saint-Aubain, dans le centre de la ville , devenue cathédrale du nouveau diocèse et le pape Pie IV réunit son chapitre à celui de Saint-Aubain.

     La Collégiale Saint-Pierre est redevenue église et restait l'église paroissiale des habitants de la citadelle. Elle fut détruite en 1746, lors du siège de Namur par les troupes françaises lors de "la guerre de succession d'Autriche" et Marie-Thérèse la remplaça par une simple chapelle qui servirait également de magasin de vivres ou d'hôpital militaire en cas de siège. Il ne reste plus rien du bâtiment sinon quelques vestiges de fondations et le musée diocésain de Namur a recueilli plusieurs objets religieux provenant de l'église.

    L'église a servi au culte au 18è siècle, avant d'être magasin à poudre. Elle est maintenant occupée par des services de la Région Wallonne.

     Le clocher abritait un carillon en particulièrement la "bancloque"de la ville, c'est à dire la cloche officielle qui rythmait les événements de la ville et sonnait l'alerte en cas de danger. Après avoir été brisée lors du siège de 1695, elle a été remplacée par une nouvelle cloche réalisée par les fondeurs Joseph et Jacques Ferraille, des namurois. Après les événements de 1746 et l'incendie de la Collégiale, c'est par nécessité qu'on déplaça le beffroi en ville en la Tour Saint-Jacques, centrale et imosante, fut choisie pour remplir cette mission.

Album:

il y a peu d'illustrations de la Collégiale... Il doit exister des dessins de Jean de Beyer, datés de 1741, décrivant l'église avec trois tracées, prolongées d'un choeur et devancées d'un clocher court et trapu au sommet duquel domine une large horloge sans doute visible de tous les quartiers de Namur. Je nai pas retrouvé ces dessins...

 

 

11:14 Écrit par Pierre Pagès dans Hier et aujourd'hui, histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer

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