22/06/2016

L'activité portuaire sur la Meuse namuroise

     Située entre les bassins houillers et les villes industrielles de Liège et Charleroi, Namur a connu une activité fluviale intense même si les possibilités portuaires étaient assez réduites.

     Au début du 19è siècle, seuls les quais de la porte de Gravière, le port Saint-Martin, à La Plante, également chantier naval, et le port de Jambes, à proximité du pont du même nom, accueillaient les bateaux. Un garage pour une cinquantaine de bateaux se trouvait à l'emplacement de l'actuel parc Louis-Marie et était une sorte de bras de Sambre.

     Les bateliers n'appréciaient guère cette situation: ils jugeaient ces ports dangereux et trop difficiles d'accès. C'est ainsi qu'on créa le port du Grognon en 1847. Il était beaucoup plus accessible et mieux équipé avec des quais, des rampes d'accès...

     Le quai de Gravière continua de s'agrandir et profita de la diminution des activités du port du Grognon, suite à la construction de la passerelle vicinale (dont on reparlera dans un autre paragraphe) en 1894. Il s'étendit même au delà du pont de Luxembourg et ne cessa ses activités qu'il y a quelques années. Le port du Grognon, quant à lui, va se spécialiser dans l'accueil des bateaux pour touristes (ce sera également développé dans un autre paragraphe).

     Certaines activités industrielles se sont développées en bord de Meuse: les verreries de Jambes, le chantier naval de Beez, qui a connu un net regain d'activités avec la construction de grands bateaux destinées à des croisières fluviales organisées un peu partout en Europe, quelques carrières, qui profitent de la proximité du fleuve pour le transport de leur production...

     L'activité sur la Sambre sera abordée ultérieurement.

    Pour les illustrations, voyez l'album...

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