24/06/2016

Le tourisme fluvial sur la Meuse

     Le transport des personnes vers Wépion, Profondeville et Dinant a complètement disparu à la fin du 19è siècle, suite suite à l'avènement du rail, vicinal ou chemin de fer...

     Les bateliers, qui amarraient leurs bateaux aux différents quais pour livrer leur chargement (principalement du charbon, du bois, des pierres ou des produits métallurgiques), pour effectuer les achats nécessaires à la navigation ou simplement passer une ou deux nuits sur place, ont vu leur nombre diminuer fortement, surtout après la fermeture des charbonnages des régions de Charleroi et Liège, avec les difficultés de l'industrie métallurgique... , avec la concurrence du transport par rail et surtout le développement du transport routier, plus onéreux mais plus pratique !

     Dès le fin du 19è siècle, la grande vogue du tourisme fluvial fit rage à Namur et à Dinant, et les bateaux "touristes", souvent décorés dans le style rococo, ont navigué côte à côte avec péniches avant de les supplanter.

     Actuellement, ce type de tourisme fluvial s'est fortement réduit: la mode touristique a changé (finies les balades en chapeau, costume, cravate...) et la toute puissante automobile e réduit cette activité à sa plus simple expression.

     Mais la Meuse n'est pas morte ! Certes, on y voit moins de mignoles, moins de péniches, appelées aussi spits, moins de rhénans et campinois (grandes péniches) mais que de flottilles de petits bateaux hollandais, français et allemands qui fréquentent notre fleuve, utilisent nos écluses et s'amarent à proximité de deux capitaineries, l'une près du pont de Jambes et l'autre, sauvée des eaux, près du parc d'Amée.

     Ces dernières années, la Namourette a fait son apparition sur le fleuve. A mon humble avis, les autorités ont commis une grave erreur au départ en la présentant comme un moyen de transport style autobus et en négligeant l'impact touristique que pouvait avoir cette nouveauté intéressante. Encore maintenant, j'ai constaté à plusieurs reprises que les pilotes, sympathiques mais non formés, étaient incapables de donner la moindre explication sur les sites bordant la Meuse et la Sambre. Lors d'un promenade en famille, j'ai improvisé et assuré moi-même le commentaire, à la grande satisfaction des utilisateurs...