20/08/2016

Les églises disparues: la Collégiale Saint-Pierre au Château

 

     

La Collégiale Saint-Pierre au Château

Selon le Bulletin du Touring-club de juillet 1931, cette église serait, avec l'église Notre-Dame, une des plus anciennes de Namur. Elle existait de façon certaine avant l'an 1200 puisqu'un texte de 1184 mentionne son existence. Selon F. Rousseau, dans Namur ville mosane , Saint-Pierre serait originellement la chapelle castrale du "domus" du comte Béranger au Xè siècle. 

     Primitivement, la citadelle n'occupait que la première terrasse du contrefort, et outre le château, résidence des comtes puis marquis de Namur, on y voyait la Collégiale Saint-Pierre et quelques habitations. C'était une sorte de quartier haut de la cité dans lequel les habitants trouvaient refuge .

     Ce même texte de 1184 mentionne aussi l'existence d'un chapitre de chanoines créé soutenu financièrement par le comte de Namur, et les chanoines assuraient les offices dans cette collégiale.

     Après la création du diocèse de Namur en 1559, dès 1562, les privilèges, revenus, trésors, et ornements liturgiques précieux ont été transférés à la Collégiale Saint-Aubain, dans le centre de la ville , devenue cathédrale du nouveau diocèse et le pape Pie IV réunit son chapitre à celui de Saint-Aubain.

     La Collégiale Saint-Pierre est redevenue église et restait l'église paroissiale des habitants de la citadelle. Elle fut détruite en 1746, lors du siège de Namur par les troupes françaises lors de "la guerre de succession d'Autriche" et Marie-Thérèse la remplaça par une simple chapelle qui servirait également de magasin de vivres ou d'hôpital militaire en cas de siège. Il ne reste plus rien du bâtiment sinon quelques vestiges de fondations et le musée diocésain de Namur a recueilli plusieurs objets religieux provenant de l'église.

    L'église a servi au culte au 18è siècle, avant d'être magasin à poudre. Elle est maintenant occupée par des services de la Région Wallonne.

     Le clocher abritait un carillon en particulièrement la "bancloque"de la ville, c'est à dire la cloche officielle qui rythmait les événements de la ville et sonnait l'alerte en cas de danger. Après avoir été brisée lors du siège de 1695, elle a été remplacée par une nouvelle cloche réalisée par les fondeurs Joseph et Jacques Ferraille, des namurois. Après les événements de 1746 et l'incendie de la Collégiale, c'est par nécessité qu'on déplaça le beffroi en ville en la Tour Saint-Jacques, centrale et imosante, fut choisie pour remplir cette mission.

Album:

il y a peu d'illustrations de la Collégiale... Il doit exister des dessins de Jean de Beyer, datés de 1741, décrivant l'église avec trois tracées, prolongées d'un choeur et devancées d'un clocher court et trapu au sommet duquel domine une large horloge sans doute visible de tous les quartiers de Namur. Je nai pas retrouvé ces dessins...

 

 

11:14 Écrit par Pierre Pagès dans Hier et aujourd'hui, histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer

08/08/2016

Les églises disparues: la collégiale Notre-Dame

La collégiale Notre-Dame

     C'est dans le quartier des Sarrasins que s'élevait la collégiale Notre-Dame, considérée comme le berceau du christianisme à Namur. Selon la légende, sans véritable fondement historique, ses origines remonteraient à Saint-Materne, au 4 ième siècle de notre ère. La légende attribue aussi à Saint-Materne, qui aurait donc vécu au 4 ième siècle, et aurait été évêque de Trèves ou de Cologne, la fondation d'autres églises dont celles de Walcourt, Ciney, Marche, Dinant, Hastière... Elle en fait aussi un personnage du 1 ier siècle !

     Quoi qu'il en soit, l'église Notre-Dame était très ancienne, antérieure au 8 ième siècle puisqu'à cette époque, Saint-Ode fit élever l'église à la place d'un oratoire plus ancien: la chapelle construite par Saint-Materne ?  L'évêque de Liège Etienne y fonda un chapitre de 9 chanoines, et l'église devenait donc la "Collégiale Notre-Dame".

     "Au premier siècle, notre ville s'appelait Sédroch. On y rendait le culte à une idole appelée "Nam". Le faux dieu avait son temple creusé dans le roc, juste à l'endroit où fut construite la collégiale. Sur l'autre rive de la Meuse, à Velaine (Jambes), se dressait un autel grossier fait de grosses pierres qu'on appelait la "Pierre du Diable".Des prêtres y immolaient périodiquement des victimes humaines tandis que dans son temple, l'idole "Nam" rendait des oracles. Un souterrain passant sous la Meuse reliait l'autel au templs. Un jour, Materne et Menge, disciples de Saint-Pierre, arrivèrent en ces lieux en prêchant l'évangile. Materne mit fin à la pratique barbare des sacrifices humains et ordonna à l'idole de se taire. Les Sédrochiens émerveillés avaient alors embrassé le religion chrétienne et la ville s'était appelée "Nam-mutum" (Nam muet) d'ou était venu le nom de Namur."

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La chapelle Saint-Materne et la Pierre du Diable

 

    Le plan en relief de 1748 nous montre la "fausse porte" que les Namurois devaient franchir pour parcourir le rue Notre-Dame, et le cimetière, qui s'étendait pratiquement jusq'au rempart, juste là où se trouve maintenant la rue de la Sarasse.

     Déjà mentionnée en 1313, cette porte Notre-Dame était adossée à la collégiale et fermait le rue à hauteur de l'église. En 1408, on a installé une école au rez-de-chaussée, et à l'étge, une chapelle qui a servi de fonds baptismaux à la collégiale. On pénétrait dans cette chapelle par l'intérieur de l'église. C'est sans doute grâce à ces fonctions que le porte échappa à une destruction plus précoce et à l'urbanisation de la rue. En 1711, un conflit a opposé le chapitre de Notre-Dame au seigneur d'Hinslin, bourgmestre de Namur, qui, par ressentiment personnel semble-t-il, voulait le destruction de la porte et avait fait relever les pavés de la rue de sorte que les chariots et carrosses passaient difficilement sous la voûte du baptistère. Le chapitre, après une requête auprès de Maximilien-Emmanuel, électeur de Bavière, eut sans doute gain de cause puisque la porte ne fut démolie qu'en 1804, en même temps que l'église, par décret de Directoire de la République Française.

     Une chapelle rappelle actuellement l'existence de la collégiale.

 

25/07/2016

Activités diverses sur et en bordure de Meuse

     De nombreuses autres activités ont eu et ont encore pour cadre la Meuse et ses rives...

     Citons les ménagères, qui venaient étendre et blanchir leur linge au Grognon, citons les "maîtres d'école" qui venaient donner leur leçon au Rempart Ad Aquam, citons les passeurs d'eau qui reliaient les deux rives, citons l'activité "horeca", florissante jadis au rempart puis boulevard Ad Aquam avant de disparaître quasi complètement si l'on excepte le Casino, un restaurant récent et une brasserie avenue de La Plante. 

     Aujourd'hui, il fut noter les joutes de Buley (et la brocante) qui ont lieu chaque année et qui faisaient la fierté du regretté Roger Pierard, le fondateur des "Sea Scouts" jambois qui ont leur siège et leur péniche près de l'écluse de La Plante.

     A Jambes encore, le boulevard de la Meuse accueille chaque semaine un sympathique brocante tandis que sur l'autre rive, le marché aux puces du  juillet attire toujours la grande foule.

     Wépion, avec le RYCSM, est la capitale mosane su ski nautique avec un superbe plan d'eau au pied des rochers du Néviau. Le tennis (Amée et Wépion) et l'alpinisme (Dave, Wépion, Beez) se pratiquent en bordure de Meuse.

     D'autres activités sont malheureusement plus ponctuelles: courses de jet-ski, régates, Namuraid et démonstrations diverses.

     Voiliers, kayaks et autres embarcations venant de Wépion et de Dave apportent souvent leurs lots de couleurs en navigant dur le fleuve.

     Un nouvel "horeca" s'est développé à La Plante et à Wépion tandis qu'à Jambes, "La Capitainerie", non contente d'accueillir les flotilles de touristes, organise pas mal d'activités sur la Meuse, dont le mini-foot sur un terrain flottant !

     N'oublions pas les balades pédestres et les randonnées à vélo sur le RAVEL...

     Les plages feront l'objet du prochain paragraphe

Voyez l'album et ses nombreuses photos...

17/07/2016

La natation sportive

     Dès 1919, un cercle de natation,  "La Libellule", fut créé à Namur par des...coiffeurs. Ce cercle organisait des fêtes nautiques, des démonstrations de sauvetage, des concours de plongeon mais pas de vraies compétitions.

     C'est en 1923 que naquit le club "Namur Natation" au sein duquel une équipe de water-polo accéda même à la première division nationale. Les entraînements et les rencontres se déroulaient dans la Meuse, en face du Royal Club Nautique.

     Namur Natation organisa de nombreuses traversées de la Meuse à participation internationale ainsi que la fameuse course qui partait de l'écluse de La Plante pour arriver à celle des Grands Malades sur une distance de 3,4 km. Chaque nageur était convoyé par une barque où avaient pris place des rameurs et un soigneur.

    A partir des années 50, la Meuse céda la place aux piscines de Salzinnes, Saint-Servais et Jambes, les compétitions ont disparu et les les activités nautiques se font assez rares...

     Voyez quelques photos dans l'album.

09:50 Écrit par Pierre Pagès dans Hier, Meuse, Sports | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer

26/06/2016

Activités sportives. La natation:sport ou loisir ?

    Le bassin de natation 

     Les noyades étaient, semble-t-il, trop nombreuses au 19è siècle, et en 1863, le conseiller communal Thémon lança le projet de construction d’une piscine “flottante” où seraient donnés des cours de natation.
Cet établissement “flottant” fut inauguré le 16 juillet 1865; il était long
de 35 mètres et large de 11 mètres; tout le monde pouvait y venir, même les non-nageurs, car il y avait une “petite profondeur”.

     Les autorités semblaient très satisfaites de cette réalisation:
“Nous ne pouvons que nous féliciter de la création d’un établissement d’une utilité aussi incontestable. Les bains de rivière sont un des moyens hygiéniques les plus puissants; ils contribuent infiniment à l’entretien et à l’amélioration de la santé”.

     Pourtant, plus de soixante ans plus tard, en 1931, on refaisait campagne pour la natation, en regrettant que les écoles ne consacrent pas quelques heures du cours d’éducation physique pour apprendre à nager...

          Voici quelques extraits du réglement de cet établissement:

“ Art.1. ...la personne qui ne pourra produire ce document (un coupon d’entrée) sera considérée comme n’ayant pas payé et sera tenue de payer le double du prix d’entrée.

Art.2....La durée du séjour ne peut dépasser deux heures...pour les bains en commun et une heure seulement pour les bains particuliers.

Art.3. Le caleçon est de rigueur; toute indécence, par geste ou par propos, est sévèrement interdite. L’entrée de personnes suspectes ou prises de boisson n’est pas permise.

Art.6.Les mardis et jeudis, de sept à dix heures du matin, l’établissement sera uniquement réservé aux dames et aux pensionnats de demoiselles...

Art.7....deux coups de cloche annonceront la fermeture. Au premier coup, toute personne qui se trouve à l’eau sera tenue de rentrer dans sa cabine...Au second, tout le monde sera tenu de sortir de l’établissement.

     Parmi d'autres dispositions réglementaires, on notera que dès 1874, les ouvriers ont bénéficié d'un tarif réduit. Le bassin leur était réservé le lundi en avant-soirée et le dimanche matin. Les dames et les étudiantes des pensionnats avaient accès au bassin tous les jours sauf le dimanche matin. Le coupon d'entrée s'élevait, en 1896, à 50 centimes par personne et les ouvriers ne payaient que 15 centimes.

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     Comme on peut le voir sur les photos, cette "piscine" se trouvait près du pont de Jambes, en aval du pont côté jambois. L'hiver, le bassin était démonté et amarré sur la Sambre, près du pont. En effet, la Sambre gélait moins souvent que la Meuse...

     L'école de natation fonctionna jusqu'en 1914, année où elle fut détruite par l'explosion de deux arches du pont.

Voyez d'autres illustrations dans l'album...

25/06/2016

Activités sportives sur la Meuse. - Sports nautiques.

L'aviron.

    Impossible de parler du sport nautique namurois sans évoquer le "Royal Club Nautique Sambre et Meuse" !

     Après avoir assisté à des régates organisées à Liège pour l'inauguration du pont des Arches, en 1860, Félicien Rops, un jeune "canotier" namurois, décida d'en organiser à Namur, ce qu'il fit l'année suivante en 1861. La manifestation connut un vif succès et en 1862, les Rops, Félicien, Anatole et Victor créèrent le Club Nautique Sambre et Meuse. qui connut un essor considérable au point de compter 350 membres et 1865. L'année précédente, le roi Léopold 1er avait attribué le titre "Royal" au club qui devint donc le "Royal Club Nautique Sambre et Meuse" après à peine trois ans d'existence. Plus de 500 régates, dont 5 championnats de Belgique, ont été organisées par le club.

     Dans un premier temps, un bâtiment sis rue Mazy, à Jambes, a hébergé hangar à bateaux et cafétaria mais Félicien Rops, toujours lui, se démena pour obtenir la construction d'un nouveau local, en bord de Meuse, qui fut inauguré en 1868.

     Le RCNSM innova aussi dans d'autres sports en ouvrant des sections "Armes", "Gymnastique", "Vélos", "Tennis", "Boxe", "Basket-ball"... De 1954 à 1962, il particpa à l'organisation de joutes nautiques.

     Avec la construction de l'affreux "Baulieu", le RCNSM fut contraint de quitter ses locaux situés à quelques coups de rames du pont des Ardennes pour Wépion, où il s'est installé en bord de Meuse également.

     D'autres sociétés nautiques ont vu le jour à Namur: 

- le Royal Yacthing Club Sambre et Meuse (1909)
- la 23è unité des Sea-Scouts (1960)
- le Beez Booting Club (1967)
- l'école de voile de Dave
- le Canoë KayakClub namurois en 1978.

Voyez les illustrations dans l'album "L'aviron"

 

     

 

 

 

17:15 Écrit par Pierre Pagès dans Hier, histoire, Jambes, Meuse, Sports | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer

24/06/2016

Le tourisme fluvial sur la Meuse

     Le transport des personnes vers Wépion, Profondeville et Dinant a complètement disparu à la fin du 19è siècle, suite suite à l'avènement du rail, vicinal ou chemin de fer...

     Les bateliers, qui amarraient leurs bateaux aux différents quais pour livrer leur chargement (principalement du charbon, du bois, des pierres ou des produits métallurgiques), pour effectuer les achats nécessaires à la navigation ou simplement passer une ou deux nuits sur place, ont vu leur nombre diminuer fortement, surtout après la fermeture des charbonnages des régions de Charleroi et Liège, avec les difficultés de l'industrie métallurgique... , avec la concurrence du transport par rail et surtout le développement du transport routier, plus onéreux mais plus pratique !

     Dès le fin du 19è siècle, la grande vogue du tourisme fluvial fit rage à Namur et à Dinant, et les bateaux "touristes", souvent décorés dans le style rococo, ont navigué côte à côte avec péniches avant de les supplanter.

     Actuellement, ce type de tourisme fluvial s'est fortement réduit: la mode touristique a changé (finies les balades en chapeau, costume, cravate...) et la toute puissante automobile e réduit cette activité à sa plus simple expression.

     Mais la Meuse n'est pas morte ! Certes, on y voit moins de mignoles, moins de péniches, appelées aussi spits, moins de rhénans et campinois (grandes péniches) mais que de flottilles de petits bateaux hollandais, français et allemands qui fréquentent notre fleuve, utilisent nos écluses et s'amarent à proximité de deux capitaineries, l'une près du pont de Jambes et l'autre, sauvée des eaux, près du parc d'Amée.

     Ces dernières années, la Namourette a fait son apparition sur le fleuve. A mon humble avis, les autorités ont commis une grave erreur au départ en la présentant comme un moyen de transport style autobus et en négligeant l'impact touristique que pouvait avoir cette nouveauté intéressante. Encore maintenant, j'ai constaté à plusieurs reprises que les pilotes, sympathiques mais non formés, étaient incapables de donner la moindre explication sur les sites bordant la Meuse et la Sambre. Lors d'un promenade en famille, j'ai improvisé et assuré moi-même le commentaire, à la grande satisfaction des utilisateurs...

22/06/2016

L'activité portuaire sur la Meuse namuroise

     Située entre les bassins houillers et les villes industrielles de Liège et Charleroi, Namur a connu une activité fluviale intense même si les possibilités portuaires étaient assez réduites.

     Au début du 19è siècle, seuls les quais de la porte de Gravière, le port Saint-Martin, à La Plante, également chantier naval, et le port de Jambes, à proximité du pont du même nom, accueillaient les bateaux. Un garage pour une cinquantaine de bateaux se trouvait à l'emplacement de l'actuel parc Louis-Marie et était une sorte de bras de Sambre.

     Les bateliers n'appréciaient guère cette situation: ils jugeaient ces ports dangereux et trop difficiles d'accès. C'est ainsi qu'on créa le port du Grognon en 1847. Il était beaucoup plus accessible et mieux équipé avec des quais, des rampes d'accès...

     Le quai de Gravière continua de s'agrandir et profita de la diminution des activités du port du Grognon, suite à la construction de la passerelle vicinale (dont on reparlera dans un autre paragraphe) en 1894. Il s'étendit même au delà du pont de Luxembourg et ne cessa ses activités qu'il y a quelques années. Le port du Grognon, quant à lui, va se spécialiser dans l'accueil des bateaux pour touristes (ce sera également développé dans un autre paragraphe).

     Certaines activités industrielles se sont développées en bord de Meuse: les verreries de Jambes, le chantier naval de Beez, qui a connu un net regain d'activités avec la construction de grands bateaux destinées à des croisières fluviales organisées un peu partout en Europe, quelques carrières, qui profitent de la proximité du fleuve pour le transport de leur production...

     L'activité sur la Sambre sera abordée ultérieurement.

    Pour les illustrations, voyez l'album...

13/06/2016

La Meuse: un fleuve sauvage devenu navigable...

La Meuse n'a pas toujours été "le long fleuve tranquille" qu'on connaît actuellement ! Jadis, elle était considérée comme "sauvage" et sinueuse, peu propice à la navigation.

Ce n'est qu'après 1850 que les premiers travaux de régulation du fleuve ont été entrepris pour améliorer la navigation avec la France, deux tentatives antérieures, en 1838 et en 1841, ayant échoué.

Le barrage de Beez, en aval de Namur, a été terminé en 1864, et le barrage-écluse de La Plante, en amont, en 1871.

Ces écluses avaient 110 mètre de long pour 12 mètres de large, dimensions qui,permettaient le passage de bateaux de 600 tonnes.

Pour lutter contre les crues et les inondations, ces barrages furent modifiés à plusieurs reprises. Ainsi, les dates de 1959-1960 (La Plante) et 1983 (Beez) marquent la fin des travaux mais ce n'est qu'en 2001 que la Haute-Meuse sera mise au gabarit de 1350 tonnes sur tout son cours en Belgique.

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La Meuse namuroise en 1579, carte de Surhon.

Remarquez les noms des villages: Malogne, Huepion, Porfonteuille, Salzen, Flauwen, Colgnée...

N'oubliez pas de regarder l'album photos ci-joint... 

17:49 Écrit par Pierre Pagès dans Hier et aujourd'hui, histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer

Namur - Images. La Meuse

Note d'introduction en ce qui concerne le chapitre consacré à la Meuse: les points suivants seront examinèe (liste non exhaustive et susceptible de modifications. 

- La régulation de la Meuse

- L'activité portuaire et économique

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- Le tourisme fluvial

- Les activités sportives

- Activités diverses

Le paragraphe concernant la régulation sera en ligne demain.

17:07 Écrit par Pierre Pagès dans Meuse | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer

01/06/2016

Conclusion

     La plus grande partie des fortifications a disparu mais la configuration actuelle de Namur témoigne de leur existence et les derniers vestiges font partie du patrimoine namurois.

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La "corbeille"

18:54 Écrit par Pierre Pagès dans fortifications, histoire, retro | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer

Les bastions

    Namur a subi deux sièges importants à la fin du 17è siècle. L'armée française, commandée par Louis XVI en personne, conseillé par Vauban, s'empara de la ville en cinq jours et du château comtal en cinq semaines.

     Pendant trois ans, Vauban et ses collaborateurs ont remédié aux défauts des fortifications et amélioré celles-ci par le système des bastions.

     En juillet 1695, les alliés (anglais, allemands et espagnols, commandés par Guillaume d'Orange, roi d'Angleterre et Maximilien Emmanuel, gouverneur des Pays-Bas et électeur de Bavière, reprirent la ville aux français tout en essuyant de lourdes pertes tout comme les troupes du marquis de Boufflers (les français) qui évacuèrent la ville le 8 septembre de la même année.

Pour l'anecdote, Louis XIV était accompagné de Racine et Boileau qui faisaient fonction d'historiographes et du père Lachaise, son aumônier.

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Les bastions

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Le plan de Jacobus Harrewijn(1666-1727)

18:50 Écrit par Pierre Pagès dans histoire, retro | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer

La quatrième enceinte (2)

     Au 15è siècle, la commune a décidé de la construction d'un rempart avec chemin de ronde et de douze tours, et avec l'avènement des ducs de Bourgogne, les travaux se sont accéléré mais ce n'est que vers 1530 que la construction s'est achevée.

     La "neuve fermeté" ou "nouvelle fermeté"commençait à la porte de Gravière, en face de la rue d'Harscamp et longeait la Meuse jusqu'à la tour Saint-Roch. Là, elle formait un angle droit vers la porte de Saint-Nicolas, longeait les boulevards jusqu'au dessus de la rue Gaillot, gagnait la porte de Fer puis, via la rue de l'Inquiétude et derrière les maisons du boulevard Mélot, se dirigeait vers la porte de Bruxelles et aboutissait à la Sambre, au boulevard Frère Orbon.

     Toutefois, suite aux progrès de l'artillerie (les bombardes du 16è siècle portaient à 200 mètres et les canons de Louis XIV lançaient leurs obus de douze livres jusqu'à 2 kilomètres en restant précis jusqu'à 800 mètres ), ces fortifications étaient devenues obsolètes... Place aux bastions! 

     Voyez l'album sur le 4è enceinte.

10:27 Écrit par Pierre Pagès dans Hier, histoire, retro | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer

29/05/2016

La quatrième enceinte (1)

     Suite au développement industriel (coutelleries, brasseries, batteries du cuivre, utilisation de la force hydraulique du Houyoux pour actionner les moulins et et les tanneries) et à l'évolution démographique, le comte de Namur Guillaume II s'est vu contraint de protéger tous ces nouveaux territoires et la population qui les occupait qui se trouvaient souvent au delà de la troisième enceinte. Il a décidé de créer une "nouvelle fermeté" sur des terrains d'une faible valeur foncière, comme "les Joghiers" (terres marécageuses), les "Trieux", (pâture communale), le "Charnial" (ensevelissement des carcasses d'animaux), les "Herbattes" (prairies), en "Gravière" (sol caillouteux)...

     La première phase de la construction se situe entre 1357 et 1388, avec des palissades, un premier fossé, des portes (la porte en Try ou Trieux, sur la route de Bruxelles, citée en 1364, celle de Samson, qui s'ouvre sur les chemins vers la Hesbaye, citée en 1388, et celle de Saint-Nicolas, du côté d'Herbatte.

09:47 Écrit par Pierre Pagès dans histoire, retro | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer

25/05/2016

La troisième enceinte (2)

Les fossés entourant cette "vieille fermeté", dont la largeur pouvait atteindre 35 mètres, n'étaient pas toujours inondés et selon Jules Borgnet, ils étaient herbeux, dans un premier temps.

Cette "vieille fermété " va peu à peu disparaître et le développement de l'artillerie à feu l'a condamnée à brève échéance. Elle deviendra même inutile avec la construction de la quatrième enceinte.  

Ainsi, en 1412, la Porte de Saienial a hébergé l'arsenal communal, les fossés ont été comblés et vendus à des particuliers, certaines tours ont été englobées dans les habitations et les autres ont été livrées à la pioche des démolisseurs. 

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La troisième enceinte et les fossés (plan Braun)

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La troisième enceinte (plan Coronelli)

16:34 Écrit par Pierre Pagès dans histoire, retro | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer

23/05/2016

La troisième enceinte

    La situation favorable de Namur incite de nombreux étrangers à venir s’y installer aux 11è et 12è siècles, mais l’antagonisme entre les Comtes de Namur (sympathie française) et les Princes-Evêques de Liège (obédience germanique) fait de la plaine de Jambes et de la rive droite de la Meuse, sous la tutelle des liégeois, un territoire ennemi; de ce fait, Namur sera toujours plus sambrienne que mosane...

    C’est pourquoi on construit une nouvelle enceinte, à partir du 11è siècle, sous le règne d’Albert II le Pieux: une enceinte en pierre, flanquéede portes et de tours importantes, pour défendre la ville.

    Deux documents (plan Baun et plan Masius) nous montrent une vue générale de ce que devait être la troisième enceinte , terminée, à la fin du 14è siècle: les murs partent du confluent, avec la tour de Floreffe (ainsi nommée à cause du voisinage du refuge de l’abbaye de Floreffe), et se dirigent vers les actuelles rues Julie Billart et Emile Cuvelier, traversent le séminaire et les jardins de l’évêché pour rejoindre la Sambre au quai des Joghiers.

     L’enceinte comprend quatre portes importantes: la Porte de Hoyoul ou Houyoux (rue de Gravière), la porte Sainial ou Sainiaux (Quatre Coins), la Porte en Trieux (aux environs du Palais de Justice), et la Porte Saint-Aubain à l’angle des rues de l’Arsenal et du Séminaire; deux autres portes ne sont que de simples portes de rivage: la Porte Billewart (près de la Maison de la Culture), et la Porte de Joghiers (au bord de la Sambre, à l’entrée de la rue des Brasseurs).

    Entre ces portes, des tours renforcent l’enceinte: la Tour de Floreffe
(confluent), la Tour Marie Spilar (rue de la Tour), la Tour Saint-Jacques (beffroi), la Tour Etienne Sallet (rue E. Cuvelier), la Tour Pau d’Argent(aux environs de la rue Haute Marcelle), et, en revenant vers la Sambre, les tours de l’Officialité, Maestria et Jean de Waret.

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Il en reste trois actuellement qui perpétuent le souvenir de la troisième enceinte: la Tour Saint-Jacques (beffroi), la tour Baduelle (en mauvais état) et la Tour Marie Spilar.

Deux portes non fortifiées donnent accès à la Sambre: celle des Joghiers et celle de Billewart, face au Grogon. Ce sont de simples portes de rivages, surtout utilitaires pour la mivraison de marchandises par exemple.

Les portes et les tours seront étudiées plus en détail dans des notes spécifiques.  

     Voyez l'album photo...

 

19:15 Écrit par Pierre Pagès dans histoire, retro | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer

La deuxième enceinte (2)

Les habitants, entassés dans l'espace restreint du quartier des Sarrasins, occupèrent progressivement la rive gauche de la Sambre, et l'insécurité (guerres permanentes, brigandages...) provoqua la construction d'une enceinte (fin du 10è siècle ? ) englobant la rue du Pont, une partie de la rue des Brasseurs, les rues du Président et Fumal (en partie), la Marché Saint-Remy et la rue des Bouchers.

Pour sortir de la ville, une nouvelle porte fut créée, la ports Cayette, à l'entrée de la rue de l'Ange,qui s'appelait aussi "Porte aux Cinq Lions" à cause des sculptures qui l'ornaient.

Voyez l'album correspondant, avec une photo des rues concernées. On reviendra sur ces rues plus en détail dans une autrerubrique.

11:35 Écrit par Pierre Pagès dans Hier et aujourd'hui, histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer

19/05/2016

Visites de Namur... à vélo. Programme de la première promenade explicative

Départ: parking du Grognon.

Explications:

- le Grognon
- Rue et place St-Hilaire
- rue du Grognon
- rue et place Pied du Château
- le Pont de Sambre
- les moulins, la rue des Moulins
- la rampe verte
- la porte de Bordial
- le monument aux morts
- le pont de l'Evêché
- l'avenue Reine Astrid et la clinique

1er arrêt: place Wiertz

Explications

- la place Wiertz
- le bd d'Omalius
- le pont de la Libération
- le parc Louise-Marie avec le pont des Hollandais
- Rempart de la Vierge
- la chapelle
- la deuxième porte de Bruxelles
- la place d'Omalius
- l'échoppe à journeaux
- la première porte de Bruxelles
- la banque nationale
- la rue de Bruxelles
- la Sorbonne
- Saint-Aubain
- les Ursulines
- les facs
- au coin de la rue Lelièvre
- au coin de la rue Godefroid

2è arrêt:place de la Gare

Explications:

- la rue de l'Escalier (rue Godefroid)
- deux banques
- l'arrière de la prison pour femmes
- les hôtels
- la Couronne
- la porte de Fer
- la rue Mathieu (rue de la Gare)
- l'échoppe à journaux
- le square Léoplold
- le kiosque

3è arrêt: place Léopold

Explications: 

- la place Léopold
- l'institut ophtalmique
- la rue L. Namêche (cercle militaire)
- la rue Rogier
- la rue du 1er lancier
- les manèges
- l'entrée de la caserne
- la rue des Tanneries
- la place L'Ilon
- la rue de la Tour

4è arrêt: place du Théâtre

Explications:

- la rue E. Cuvelier
- le Beffroi
- l'entrée de l'hôtel d'Harscamp
- l'impasse et le prison
- les quatre coins
- rue et place de l'Ange
- la statue
- le marché aux arbres
- la rue de la Cloche
- la rue de Marchovelette (marché St) Remy
- le pont de Sambre

Arrivée au Grognon.

Je vais tester la balade un de ces prochains jours et il y aura sans doute quelques modofication...

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Visites de Namur... à vélo.

N'étant pas satisfait du nouveau look des blogs "skynet", j'ai décidé d'utilisé "Namur de A à Z..." pour vous présenter les activités de "Visites de Namur... à vélo".

Vous trouverez donc ici tous les détails concernant ces balades "explicatives" dans Namur et dans la proche périphérie.

Il y aura, à terme, cinq circuits différents. Le principe ? Rassemblement des participants en un lieu donné, description de l'itinéraire... Je prévois trois arrêts, en plus du départ et de l'arrivée, ce qui fera cinq séances d'explications. 

J'ai presque rassemblé tous les ingrédients de la première promenade. Ils seront en ligne tantôt,

A tout de suite, 

Pierre

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19:25 Écrit par Pierre Pagès dans histoire, Sports, vélo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer

15/05/2016

La deuxième enceinte (1)

La deuxième enceinte a suscité de nombreuses polémiques chez les historiens et les archéologues... Cette enceinte a-t-elle existé ? Où? Quand ? En quels matériaux ? ...

Ce qui est certain, c'est qu'à toutes les époques, les populations ont voulu se protéger contre "l'autre" qui, à Namur, pouvait être le prince évêque de Liège, aux grandes ambitions territoriales, et d'une manière plus générale la crainte des Normands dont les raids étaient encore dans toutes les mémoires. 

Jules Borgnet, dans ses "Promenades dans Namur", préconisait quatre enceintes: la première sur le site de Grognon, la deuxième sur la rive gauche de la Sambre, auxquelles s'ajouteront plus tard la troisième (ancienne fermeté) et la quatrième (nouvelle fermeté) qui sont plus connues.

La deuxième enceinte initiale aurait été construite en bois mais des fouilles archéologiques des années 90 confirment l'existence d'une enceinte construite en pierres vers l'an 1000. Si les tracés des premières enceintes sont bien localisés dans les sous-sols, il n'en n'est pas de même de la datation précise.

enceine 10èsiècle.JPG

Mur d'enceinte du 10è siècle, près du Grognon.

 

17:18 Écrit par Pierre Pagès dans Hier et aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer

14/05/2016

La Ville primitive - 1è enceinte(3)

En dehors des fossés naturels qu'étaient la Meuse et la Sambre, la Ville n'avait que deux portes: la porte de Notre-Dame (en face de la rue Courte) et la porte de Bordial (près de la Rampe Verte). La porte  de Notre-Dame, jointe à la collégiale du même nom, constituait une sorte de défense avancée.

Ces deux portes ont été remplacées par deux autres, la première par la porte de Buley, près du pont de Jambes, et la seconde par une autre porte de Bordial, quelques centaines de mètres en amont.

 

 

Le berceau de Namur (le quartier des Sarrasins) était donc constitué des rues des Moulins, Pied du Château, Notre-Dame, Saint-Hilaire, du Grognon et de deux places, la place Saint-Hilaire et la place Pied du Château.

Deux autres portes ont complété l'arsenal défensif de la Ville primitive: la porte du Grognon et la porte "Caius", près de l'actuelle rue du Pont.

Nous reviendrons sur ces portes dans un chapitre consacré uniquement aux portes.

 

 Voyez les illustrations dans l'album consacré à ces portes et à ces rues...

 

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 La première porte de Bordial, vue par Kegeljan

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

13:29 Écrit par Pierre Pagès dans Hier et aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer

12/05/2016

La Ville primitive - La première enceinte (1)

L'agglomération romaine, qui, selon les chroniqueurs, était peu importante et se limitait à quelques villas et au "castrum" (la château), ayant disparu avec les invasions barbares, la population, ou du moins ce qu'il en restait, s'est rassemblée au pied du "château"  dans l'angle formé par la Sambre et la Meuse.

Tous les Namurois connaissent "la Sarasse, le "Quartier des Sarrasins".

Quel est le sens de mot "sarrasin" ? 

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Selon Félix ROUSSEAU, le plan en relief de 1748 nous donne:
"une vision d’une étonnante minutie de la ville toute entière au milieu du 18è siècle avec ses fortifications, ses édifices, ses rues, ses moindres maisons...”
Du côté Meuse, la porte de La Plante, le rempart Ad Aquam, la rue Notre-Dame, le quartier du Grognon, avec l’applé et la place Saint-Hilaire, du côté Sambre, la rue du Grognon, le pont de Sambre, seul lien entre le quartier des Sarrasins et la ville, la rue des Moulins et les portes Bordial constituent le coeur historique de Namur.

14:51 Écrit par Pierre Pagès dans Hier et aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer

La Ville primitive - La première enceinte (2)

 

 

Faisons référence au travail de Huguette PATOUT LIBION , Dans le très vieux Namur, le quartier des Sarrasins des origines au 20è siècle, publié à Namur en 1976, pour expliquer l’appellation “sarrasins”.
“Au Moyen-Âge, on appelait Sarrasins les Musulmans d’Espagne, car nos ancêtres croyaient qu’ils adoraient des idôles. Ainsi désignait-on sous le nom de “sarrasins” toutes les populations de la Gaule avant l’introduction du christianisme. Cette idée, à Namur, était renforcée par la présence de la plus vielle église namuroise dédiée à Notre-Dame et qui s’élevait au milieu de la rue du même nom. Elle aurait été anciennement, dit Gaillot, un temple où l’on adorait de faux dieux avant d’être consacrée par Saint Materne. C’est précisément à cause de cette construction due à des païens que le quartier où l’église s’élevait s’appela “sarrasins”...” FELIX ROUSSEAU, dans Namur , Ville mosane, abonde à peu près dans le même sens: sarrasin serait synonyme de païen. Ainsi, Jean II, comte de Namur, s'est rendu en Allemagne, en 1335, pour y combattre les "Sarrasins" qui n'étaient autres que les Slaves païens de la Prusse.

 

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Cliquez sur l'image pour voir la vidéo sur le Quartier des Sarrasins

14:29 Écrit par Pierre Pagès dans Hier et aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer

"Namur-Images". Un peu de préhistoire

Pour ce qui est de cette période très anciennes, dont on n'a évidemment aucun document, je me contenterai de montrer quelques images des "Grottes de Goyet" et de "L'homme de Spy" que les archéologues situent à environ 35000 ans avant J.C.

Beaucoup plus tard (vers - 10000), on a découvert des vestiges d'habitat à Salzinnes (Gueule du Loup), à Saint-Servais (plateau d'Hastedon)...

A Jambes, le dolmen la "Pierre du Diable" existait encore il n'y a pas si longtemps... C’est au 17è siècle qu’une hagiographie en fit un lieu de culte du dieu Nam...Ce monument celtique aurait servi d’autel pour des sacrifices humains. On y reviendra plus tard.

Images à voir dans l'album ci à droite: Grottes de Goyet, Homme de Spy, Pierre du Diable.

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La Pierre du Diable

14:12 Écrit par Pierre Pagès dans Hier et aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer

Couverture et préface

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13:42 Écrit par Pierre Pagès dans Hier et aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer

Retour !

"Namur de A à Z... hier et aujourd'hui" reviendra bientôt (au bon temps !) sur ce blog avec de nouveaux articles avec photos d'hier et d'aujourd'hui comparées, des reportages photographiques en région, des actualités, des interviews...je vous y attends très nombreux, avec comme objectif les 200000 visites ( 109221 lors de la mise en veilleuse du blog).

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11:20 Écrit par Pierre Pagès dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer

05/04/2011

Le site "Visites de Namur"

En attendant le retour de "Namur de A à Z... hier et aujourd'hui", consultez le site "visites de Namur", dont voici l'adresse:

 http://www.visitesdenamur.be

Merci et à bientôt.

08:19 Écrit par Pierre Pagès dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer